
Un tour du monde par les trois caps !!
Quand on évoque le Vendée Globe, on pense immédiatement aux mers du sud. Et pourtant, le voyage dans les hautes latitudes australes ne durent qu’un tiers de la course. Et l’édition 2004 a démontré, pour la première fois, que passer le Cap Horn en tête, même nanti d’une avance confortable, ne garantissait pas la victoire finale… Moments clés en ambiances de Tour du Monde…

1. Le départ
La première quinzaine sera tonique, délicate et particulièrement stressante. Ce début de course exige d’être très réactif malgré les conditions très souvent difficiles dans Le Golfe de Gascogne (mer croisée, coups de vents, trafic intense). Il faudra pour les concurrents être vigilant et tout de suite tirer le maximum du bateau pour se mettre très vite dans le rythme et ainsi se donner toutes les chances de pointer dans le groupe de tête en Atlantique Sud.

2. Le passage dans l’hémisphère Sud
Le Pot au Noir, cette fameuse zone de transition tant redoutée, entre deux systèmes météo inversés appartenant aux deux hémisphères de la planète…. Zone instable de vents imprévisibles où alternent orages, grains violents, pétole et vent à bascule… C’est un passage délicat à négocier, qui exige énormément de manœuvres à bord. Il faut vraiment être à fond pour s’extirper bien placé de cette zone et attraper les alizés dans la grande descente vers le Sud.

3. Le Grand Sud
Zone à hauts risques ! Dès le passage du Cap de Bonne-Espérance, porte d’entrée dans le Grand Sud, toute la question sera de bien doser la prise de risque. Le passage par les 40èmes rugissants et les 50èmes hurlants demeure une étape redoutée par tous. Ces régions situées entre les 40èmes et 50èmes parallèles sud sont en effet particulièrement soumises à des tempêtes et des vents violents. S’en suivront les icebergs et growlers à éviter soigneusement dans l’Antarctique…

4. La remontée de l’Atlantique
Le dès ne sont pas jetés dès le passage du mythique Cap Horn ! La proximité d’autres bateaux peut conduire à régater, à jouer de tactique, notamment au passage de l’anticyclone de Sainte-Hélène, véritable juge de paix. Dans cet ultime sprint, l’état des bateaux, la fraicheur et la lucidité des skippers fera la différence. Malgré la longueur du parcours, tout se jouera peut être dans les dernières heures de course…
Réalisation : B&B Communication.