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Retour sur le démâtage de Vincent Riou
Ce Vendée Globe est décidément incroyable en rebondissements. Après avoir, héroïquement, porter secours à Jean Le Cam mardi dernier, Vincent Riou était contraint, le lendemain, de rentrer son PRB au port après un démâtage. En ces heures difficiles, Bouyer Leroux soutient Vincent Riou dans sa déception de devoir stopper sa course.
Lors du sauvetage de Jean Le Cam suite au chavirage de son monocoque, le bateau de Vincent Riou avait touché le voile de quille en carbone de VM Matériaux et sectionné un outrigger. Le profil avait alors failli tomber, n’étant presque plus tenu latéralement sur bâbord, mais les deux hommes réussirent à manœuvrer pour sauver le mât et assurer un temps sa verticalité. Jean Le Cam et Vincent Riou étaient donc en route vers l’île des Etats après avoir passé le cap Horn mercredi soir lorsque, vers 20h, le mât s’est écroulé suite à la rupture du brêlage (ligature en cordage) qui servait de réparation à l’outrigger.
Alerté par un message d’assistance, un PAM-PAM, un bateau de la marine chilienne est ensuite parti de Puerto Williams à 22h30 pour tenter le remorquage. L’Alacalufe, un bâtiment de 32,7 mètres, arrivait sur zone à 1h50, l’opération de remorquage débutant à 4h/4h30 du matin (HF).
A 10h30 ce matin (HF), PRB arrivait à Puerto Williams, Isabelle Autissier attendant les deux hommes à l’entrée du Canal de Beagle. Sains et saufs, les deux hommes étaient fatigués et déçus comme en attestait la voix triste de Vincent : « J’ai les bras qui tombent, c’est le truc de trop. J’ai l’impression que l’histoire se répète après les avaries que j’ai déjà connues l’année dernière. C’est une grosse déception. A présent, avec Jean, nous allons communiquer avec nos amis chiliens pour trouver un mouillage correct pour garder le bateau en sécurité. Ensuite je pourrai réfléchir tranquillement à la suite à donner aux évènements et aller me reposer car je suis très fatigué. »
Motif de satisfaction dans sa malchance : Vincent a vu le jury acter le principe de redressement. En effet, le skipper de PRB s’était dérouté suite à la demande de la Direction de Course pour effectuer le sauvetage de son ami Jean Le Cam. Suite à la rupture de la réparation de fortune effectuée après l’opération de sauvetage, PRB démâtait complètement. De retour au port, Vincent Riou considérait donc ces « événements directement liés et intégralement imputables à l’opération de sauvetage » et notait que désormais, il lui était définitivement devenu impossible de « poursuivre la compétition vers le port d’arrivée situé aux Sables d’Olonne ». De ce fait, il demande le reclassement de son bateau. Requête prise en compte par Bernard Bonneau qui, au nom du Jury international, décidait d’instuire cette demande et demandait au Comité de Course de considérer PRB et son skipper comme RDG (réparation donnée). Pour le moment, ce n’est pas sous la dénomination ABD (pour abandon) qu’apparaîtra Vincent au classement mais sous la dénomination RDG en 13ème position.
En attendant la décision finale du jury, Vincent est arrivé à Ushuaia samedi pour mettre son monocoque au mouillage. Dans la semaine, Vincent pourrait, comme Jean Le Cam, s’envoler du port argentin, laissant, sur place, son équipe technique prendre le relais. L’objectif est de ramener PRB par cargo vers la France assez rapidement.
L’entreprise Bouyer Leroux insiste sur le soutien sincère qu’elle apporte à son marin et lui souhaite beaucoup de courage. Vincent peut d’ores et déjà être fier du chemin parcouru et du sauvetage réussi qui restera, à la fin de la course, comme l’un des évènements majeurs de cette sixième édition du Vendée Globe.
Le jury acte le principe d'un redressement pour Vincent, J+61 - 09/01/09
PRB, Vincent et Jean toujours à Puerto Williams
Première vacation de Vincent après son dématage, J+60 - 08/01/09
Vincent est arrivé ce matin à 10h30 (HF) à Puerto Williams. Il a pris quelques minutes pour répondre aux questions de l’organisation du Vendée Globe. Voici ces premiers mots après son démâtage survenu hier soir :
Note 1 : Vincent fait référence à son avarie de quille survenue après la rencontre avec un cétacé dans la Transat anglaise et son démâtage partiel qui l’avait contrait à l’abandon dans la Barcelona World Race
PRB a dématé, Vincent et Jean sont sains et saufs, J+59 - 07/01/09
PRB a paré le Horn vers 19 h heure française, le vent soufflait alors à 30 nœuds mais les deux marins n’avaient pas l’air d’être impressionnés par les creux ainsi formés. Au contraire, ils disaient encore leur plaisir de se retrouver là ensemble, pour, riait même Jean, « une première, un passage du Horn en double dans le Vendée Globe ».
Une grosse heure après, à 20h20, l’ambiance était malheureusement toute autre. Dans un rapide coup de téléphone à son équipe de presse, Vincent expliquait : « on vient de démâter, on est dans les iles ». Pas de panique dans la voix mais une économie des mots d’un homme pressé de rejoindre le pont. PRB se situait alors par 55°55 Sud et 66° 59 Ouest à 7,8 milles dans le nord-est du phare du Horn. Juste avant, Isabelle Autissier les avait joints par téléphone pour préparer leur rendez-vous du lendemain et signalait « qu’ils avaient 25 nœuds de vent de nord-ouest et que ce n’est pas évident ». A 21h17, Vincent recontactait son équipe. Il signalait alors ne pas vouloir lancer un SOS mais chercher, notamment via les contacts d’Isabelle, si un bateau pouvait les remorquer. C’est le brela! ge effectué sur la cadène bâbord, celle de l’outrigger cassé, qui s’est rompu entrainant la chute du mât de PRB. A bord, ne restait plus que la bôme donc pas de possibilité de gréement de fortune dans l’immédiat. Surtout, Vincent évoquait l’impossibilité de réaliser un tel gréement en naviguant dans les îles.
Les deux hommes s’affairaient rapidement à couper les câbles et dégager un pont que Vincent décrira plus tard comme « détruit et privé de tout chandelier ». Le bateau dérivait alors à 1,5 nœud au 25° ce qui les éloignait des îles. A la suite de cet appel, Vincent contactait Denis Horeau, le directeur de course du Vendée Globe, et se décidait à émettre un PAM-PAM. A la différence d’un May-Day, il ne s’agit pas d’une demande d’assistance pour les hommes (ce qui les conduit à quitter obligatoirement le bord dès les sauveteurs arrivés) mais d’une « simple » demande d’assistance pour remorquage. Denis Horeau contactait immédiatement les autorités chiliennes qui devaient le rappeler dès qu’un bateau de remorquage serait prêt. Le port le plus proche &ea! cute;tant Puerto Williams distant de 55 milles, on peut espérer l’arrivée d’un bateau dans la nuit (en HF), le jour se couchant à 1h30 HF. Sur zone, le vent est annoncé se renforçant progressivement au nord-ouest en cours de nuit avec des creux de 4 à 5 mètres. A 22 heures, Vincent signalait que le bateau progressait vers l’entrée du Beagle.
Vincent RIOU, sauveteur de Jean LE CAM / J+59 - 07/01/09
Mardi matin, 1h40 (TU), le déclenchement de
Sur zone à 15h00, l’objectif premier de Vincent était de confirmer la présence de Jean à bord. Il a alors crié. Jean lui répondit par un autre cri puissant et plein d’énergie. En fin de journée, une solution de secours était déclenchée par le MRCC chilien avec le concours de la direction de course du Vendée Globe : un navire de la marine chilienne avec plusieurs plongeurs à son bord qui devait arriver à 6h le lendemain matin. Mais à seulement
Dans la manœuvre, la tête de l’outrigger bâbord de PRB a littéralement été décapitée par le voile de quille de VM Matériaux. Sauvé et sauveteur se sont immédiatement mués en équipiers de fortune pour tenter de sauver le mât qui, privé de retenue bâbord, basculait dangereusement sur tribord. Les deux hommes ont quelques heures maintenant devant eux pour tenter de rafistoler un gréement sur bâbord afin de faire route sur le Cap Horn.
Depuis le sauvetage, Vincent a dû se séparer de « son binôme » Armel Le Cléac’h, également présent pour assister le sauvetage. Le skipper de PRB reprendra place dans le match après avoir débarqué Jean Le Cam, probablement du côté du détroit de Le Maire. Vincent tentera tout pour finir sa course mais, quoi qu’il arrive et même s’il ne le réalise pas encore, il vient d’écrire un large chapitre de l’histoire du Vendée Globe 2008-2009…
Le Cap Horn au bout de la ligne, J+57 - 05/01/09
A retenir dans ce communiqué :
- Michel Desjoyeaux ainsi que Roland Jourdain ont passé le Cap Horn aujourd’hui
- Vincent Riou évolue dans un temps à grains
- Il doit franchir le célèbre cap dans la nuit de mardi à mercredi
Alors que les deux leaders du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain ont franchi aujourd’hui même le Cap Horn, l’océan Pacifique offre aux poursuivants directs un cadeau d’au-revoir avec quelques grains disséminés sur la route. Pour Vincent Riou, ils sont plutôt cléments mais Jean Le Cam, plus proche de la pointe Sud-Américaine, parle pour sa part de « monstres » capables de transformer une brise mollassonne en violente bourrasque à plus de 35 nœuds. Dans ces conditions, les moyennes de Vendée Matériaux connaissent des hauts et des bas alors que Brit Air et PRB, toujours inséparables sont quasiment sur la route directe du célèbre Cap. Selon ses routages, Vincent Riou devrait rallier l’océan Atlantique dans la nuit de mardi à mercredi, avant 5 heures du matin. Il aura donc environ deux jours de retard sur le leader! Michel Desjoyeaux. Malgré l’allongement du parcours, le vainqueur de l’édition 2000 – 2001 a mis 2 heures et 5 minutes de moins que Jean Le Cam sur le parcours Les Sables d’Olonne – Cap Horn. Il améliore ainsi la moyenne de 0,8 nœuds.
Interview de Vincent Riou :
"C’est un peu agité mais ça va bien. La mer est un peu croisée mais surtout, le ciel est instable avec beaucoup de grains. L’air est froid et dense, donc quand ça arrive sur le bateau, ça pousse. Nous sommes quasiment en route directe vers le Cap Horn. La météo a été plutôt sympa pour Armel et moi car elle nous permet de revenir sur Jean. Selon le routage, je devrais franchir le Cap Horn entre 22h00 TU le 6 janvier et 4h00 TU le 7. C’est 48 heures derrière Michel Desjoyeaux, c’est un bel écart mais il reste 7000 milles. C’est la deuxième fois que je traverse le Pacifique et c’est très différent. En 2004, nous n’avions pas vu de tempêtes et nous n’avions changé que deux fois d’amure. Cette année, ça n’a pas été énorme mais il a fallu souvent changer de trajectoire. Cel! ui de cette année est plus conforme à la norme que celui d’il y a quatre ans. Le Cap Horn sera surtout un soulagement psychologique car les conditions ne vont pas beaucoup changer pour le moment. Tant qu’on est dans l’Atlantique Sud, on est dans les mers du Sud et il faut attendre une petite semaine pour que la température remonte. On va être dans un groupe de 3 bateaux au sein duquel il y aura moyen de jouer. Ce sera une belle bagarre car les concurrents sont sérieux. Je ne sais pas si on pourra passer ceux de devant, c’est la météo qui le décidera".
Classement à 16h00 :
1. Foncia (Michel Desjoyeaux) à 6904 milles de l’arrivée
2. Veolia Environnement (Roland Jourdain) à 77 milles
3. VM Matériaux (Jean Le Cam) à 461 milles
4. PRB (Vincent Riou) à 653 milles
Une 5ème place pour un cadeau de Noël, J+46 - 25/12/08
A l’heure où nous, terriens, avons ouvert nos cadeaux et enchainons les bons repas avec nos proches, les dépressions se sont invitées au menu de Noël des solitaires du Vendée Globe. Depuis plusieurs heures, Vincent Riou « déguste » !
Au tour de PRB et de Brit Air de resserrer les écarts, J+44 - 23/12/08
Comme prévu, le front dépressionnaire traversé par les poursuivants a bien secoué les bateaux. PRB, qui a affronté le plus dur du coup de vent la nuit dernière (pour nous, ndr), n’a pas été en reste. Mais c’est surtout l’état de la mer à l’approche du plateau continental du Sud de la Nouvelle Zélande qui a contraint finalement Vincent à lever le pied.
Dents serrées pour 15 jours encore, J+43 - 22/12/08
A retenir :
- PRB de nouveau dans une dépression
- PRB et Brit’Air toujours bord à bord
- Vincent est à 504 milles de Foncia
Vincent par téléphone en début d’après-midi :
Extrait du classement de 16h00 :
1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 – Roland Jourdain / Veolia Environnement à 67,6 milles
3 – Sébastien Josse / BT à 204,6 milles
4 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 244 milles
5 – Armel Le Cleac’h / Brit’Air à 493,6 milles
6 – Vincent Riou / PRB à 504 milles
Un dimanche de mi-parcours, J+42 - 21/12/08
Classement à 11 heures
1 Michel Desjoyeaux (Foncia) à 11925.3 milles de l'arrivée
2 Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 60.0 du leader
3 Sébastien Josse (BT) à 160.3 milles
4 Jean Le Cam (VM Matériaux) à 186.3 milles
5 Armel Le Cléac´h (Brit Air) à 441.8 milles
6 Vincent Riou (PRB) à 460.8 milles
En rang par deux, J+40 - 19/12/08
« Personne n’aura de cœur à faire la course tant que Yann sera seul dans son bateau » expliquait Vincent ce midi à la vacation. Difficile en effet de poursuivre avec le même entrain le tour du monde tout en connaissant la situation extrêmement délicate du skipper de Generali. Seule consolation, Marc Guillemot est désormais à proximité du bateau de Yann et assure un soutien direct extrêmement important au skipper blessé. Les secours australiens doivent quant à eux arriver sur zone en milieu de journée demain.
L'Indien ne fait pas de cadeau, J+39 - 18/12/08
La flotte plonge actuellement au Sud vers la deuxième porte australienne, au sud-ouest de la Tasmanie, dans un Océan Indien qui montre ses crocs et sort régulièrement ses griffes. Les dernières heures difficiles traversées par les concurrents ont laissé des traces en tête de course bouleversant quelque peu le classement général. Désormais sixième à 371 milles du leader Michel Desjoyeaux, Vincent Riou s’apprête à négocier une zone de transition délicate dans une mer croisée et sous des vents puissants
En 4 jours, quatre bateaux ont quitté
Cette rencontre avec un growler dans une eau à 6° conforte encore plus Vincent dans l’idée de rester extrêmement vigilant, même si bien sûr, les chocs avec des morceaux de glace ou des mammifères relèvent plus du hasard que du principe de précaution. Ce qui est sûr, c’est que la course n’est pas finie. Car il y aura certainement d’autres zones de glace. Certains oseront, d’autres pas… » explique Vincent.
L’Océan Indien n’offre donc aucun répit aux skippers du Vendée Globe. Depuis plusieurs jours, les dépressions se succèdent avec, entre chacune, des zones de transition délicates à gérer. Si ces conditions demandent beaucoup d’énergie aux marins, Vincent, qui commence à ne plus souffrir de son pied, temporise en se souvenant de la météo plus virulente d’il y a quatre ans. « On a eu des dépressions plus fortes il y a quatre ans. L’autre différence, c’est que nous les avions rencontrées plus tôt. »
Le marin de Loctudy devrait aujourd’hui poursuivre son cap à l’Est sur une route plus nord que ces adversaires. Cela lui permettra de ne pas se rapprocher trop du centre de la dépression et d’avoir une mer un peu moins grosse. Cette stratégie est également pensée sur le long terme, notamment en vue des glaces que la flotte pourrait de nouveau rencontrer sous
Vincent, à la vacation du 17/12/2008
« Ca va bien. On est dans la phase de transition et le vent est en train de rentrer. Je pense qu’on va attendre l’opportunité pour recoller aux hommes de tête, il ne faut pas essayer de recoller à tout prix. Ce serait une grosse erreur de mettre du charbon maintenant. Il faut surtout essayer de ne pas trop se faire distancer. On sait que le Sud de
Extrait du classement de 11h00 :
1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 –Roland Jourdain / Veolia Environnement à 37,7 milles
3 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 98,6 milles
4 – Sébastien Josse / BT à 111,8 milles
5 – Armel Le Cleac’h / Brit’Air à 337,3 milles
6 – Vincent Riou / PRB à 371,1 milles
Pas de répit dans l'Indien, J+38 - 17/12/08
A retenir :
- Le groupe de tête a creusé son avance
- PRB est 6ème à 352,7 milles du tableau arrière de Foncia
- Vincent et les poursuivants doivent affronter une nouvelle dépression aujourd’hui et demain
Vincent à la vacation aujourd’hui :
Extrait du classement de 16h00 :
1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 –Roland Jourdain / Veolia Environnement à 36,5 milles
3 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 99,3 milles
4 – Sébastien Josse / BT à 104,4 milles
5 – Armel Le Cleac’h / Brit’Air à 314,5 milles
6 – Vincent Riou / PRB à 352,7 milles
PRB heurte un growler , J+37 - 16/12/08
A retenir :
- PRB a heurté un growler la nuit dernière (hier soir pour nous)
- Le choc n’a occasionné aucun dégât pour le monocoque vendéen
- Deux nouveaux abandons aujourd’hui : Golding pour démâtage et Dejeanty pour problèmes de pilote et de drisse de Grand Voile
Vincent par téléphone aujourd’hui :
«J’ai tapé un growler hier soir. Ca a heurté le safran et entrainé le départ à l’abattée du bateau. A priori, il n’y a pas de casse. J’ai laissé le bateau couché sur l’eau pour pouvoir remettre plus facilement le safran. L’eau était à 6° donc cela n’est pas bon signe pour la suite ! Tout peut arriver. Tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre. Pour la suite, c’est vraiment la mer qui va décider de la vitesse à adopter. Ca va mollir dans les heures qui viennent et on pourra de nouveau accélérer. Mais pour l’instant, je maintiens une vitesse moyenne aux alentours de 15 nœuds car je trouve que la mer n’est pas très belle. »
Extrait du classement de 16h00 :
1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 –Roland Jourdain / Veolia Environnement à 14 milles
3 – Sébastien Josse / BT à 43,3 milles
4 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 61,9 milles
5 - Jean Pierre Dick / Paprec Virbac à 92,4 milles
6 – Armel Le Cleac’h / Brit’Air à 278,4 milles
7 – Vincent Riou / PRB à 294,9 milles
Etai d'ORC cassé sur PRB, J+36 - 15/12/08
Un dimanche au soleil, J+35 - 14/12/08
A Kerguelen, J+33 - 12/12/08
18,9 nœuds. La moyenne de Jean-Pierre Dick entre les deux derniers classements prouve une chose : les icebergs aperçus par Michel Desjoyeaux et Johnny Malbon ainsi que le démâtage de Loïck Peyron n’ont pas eu la moindre influence sur le comportement du groupe de tête.
Rage et détermination, J+32 - 11/12/08
Après un mois de course, Vincent Riou en a fini de l’Atlantique. Place à l’Océan Indien, son froid et son instabilité. 7ème à 131,1 milles du leader, le skipper doit passer au-delà des douleurs physiques qui le suivent depuis quelques jours pour récupérer les milles concédés. A l’approche des îles Kerguelen, Vincent souffre toujours de son pied et doit parfois renoncer à effectuer certaines manœuvres. « Rageant » est le mot que le skipper de PRB emploie pour parler de ses difficultés actuelles. Mais la rage entraîne la détermination…
Rageant pour Vincent de ne pas être à 100% de son potentiel. La marin du bâtiment, blessé au pied, avoue qu’il ne peut effectuer certaines manœuvres autrement qu’à genoux. Il y a deux jours, durant le passage d’une dorsale, il a même renoncé à porter davantage de toile de portant pour éviter que le bateau ne ralentisse trop, concédant ainsi plusieurs milles aux leaders.
Vincent, à la vacation du 09/12/2008 :
« Les conditions sont clémentes aujourd’hui. Je ne suis toujours pas en grande forme donc ce n’est pas réjouissant. C’est rageant de se sentir diminué. Je ne fais pas du cloche-pied mais je souffre quand j’appuie le pied. Quand le bateau est instable, je me déplace plutôt à genoux que debout. L’exercice tout simple de tourner les manivelles, j’y arrive beaucoup mieux à genoux que debout donc ce ne sont pas des conditions géniales pour être efficace. Mais c’est une chance que cela m’arrive ici, dans un endroit où on peut naviguer sous petite toile et où il n’y a pas trop de manœuvres. Si cela était arrivé dans la descente de l’Atlantique, ça aurait été plus difficile à gérer. » « Les conditions sont clémentes aujourd’hui. Je ne suis toujours pas en grande forme donc ce n’est pas réjouissant. C’est rageant de se sentir diminué. Je ne fais pas du cloche-pied mais je souffre quand j’appuie le pied. Quand le bateau est instable, je me déplace plutôt à genoux que debout. L’exercice tout simple de tourner les manivelles, j’y arrive beaucoup mieux à genoux que debout donc ce ne sont pas des conditions géniales pour être efficace. Mais c’est une chance que cela m’arrive ici, dans un endroit où on peut naviguer sous petite toile et où il n’y a pas trop de manœuvres. Si cela était arrivé dans la descente de l’Atlantique, ça aurait été plus difficile à gérer. »
Extrait du classement de 5h00 :
1 – Jean Pierre Dick / Paprec Virbac
2 - Roland Jourdain / Veolia Environnement à 30,4 milles
3 – Sébastien Josse / BT à 34,6 milles
4 – Mike Golding / Ecover à 37,2 milles
5 – Michel Desjoyeaux / Foncia à 38,7 milles
6 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 84,7milles
7 – Vincent Riou / PRB à 113,1 milles
…
Des manoeuvres sur un pied ou à genoux, J+30 - 09/12/08
A retenir :
- Vincent Riou s’accroche malgré une douleur persistante au pied
- La tête de flotte favorisée par la météo
- Une nouvelle zone de transition attendue pour la fin de journée
Rythmes et risque, J+29 - 08/12/08
A retenir dans ce communiqué :
- L’Océan Indien ne faillit pas à sa réputation et malmène les bateaux
- Vincent explique le quotidien dans la mer chaotique
- Il redit également pourquoi il ne souhaite pas se caler sur le rythme des leaders
La régate au contact se poursuit dans l'Indien, J+28 - 07/12/08
Bienvenue dans le sud, J+26 - 05/12/08
Avec l’entrée hier dans l’Océan Indien, le Vendée Globe a pris encore une autre tournure. Le ciel est de plus en plus gris, la brume est désormais omniprésente et la houle croisée et formée. Ajoutez à cela une température de 8° (à l’intérieur du bateau !) et une eau à 5,5° et vous aurez la parfaite carte postale des conditions de vie qui vont animer le quotidien des solitaires dans l’Indien. Evidemment, le vent vient ajouter encore un peu plus d’hostilité à cette zone dont se méfie la plupart des marins. Vincent Riou racontait ce matin qu’il naviguait dans un vent moyen de 30 nœuds atteignant 34 dans les rafales et même 40 en début d’après midi ! Le skipper de PRB s’est agité toute la nuit pour être sûr de porter systématiquement la « bonne toile » et limiter la prise de risques. Comme la plupart de ses adversaires, Vincent a cherché, après avoir passé la deuxième Porte, celle des Kerguelen, à glisser dans le Sud. Il progresse désormais tout près de Foncia. Michel Desjoyeaux continue en effet sa cavalcade et fait maintenant partie lui aussi du groupe des poursuivants.
La flotte va rencontrer dès la fin d‘après-midi et une partie de la nuit un vent mollissant et refusant. Une fois cette dorsale passée, les solitaires empanneront pour repartir de nouveau plus fort dans un flux de Nord Ouest. Selon Vincent, il faut continuer aujourd’hui à plonger dans le Sud pour ne pas subir trop de ralentissement mais sans oublier de faire de l’Est. Une fois encore tout va être une question de « curseur ». D’autant que les risques de glaces ne sont pas loin. Tous les marins observent donc la température de l’eau, scrutent l’horizon à chaque sortie sur le pont et analysent les informations reçues de l’organisation. Dans les conditions de navigation actuelles, mieux vaut comme Vincent ne jamais se départir de sa sérénité. « La route optimum me fait passer à 70 milles d’un des derniers gros icebergs repérés par ici. Il sera par notre travers dans environ 5 heures (soit fin d’après-midi pour nous, ndlr). Après les Iles Crozet (archipel situé dans le Sud de l’Océan Indien), on sera tranquille jusqu’en Australie » analysait le skipper de PRB. Au classement de 11h, ce sont les marins positionnés hier plus Sud qui avaient l’avantage tel Jean Pierre Dick qui s’empare pour la première fois de la tête de ce Vendée Globe. Il était suivi par Sébastien Josse à 37 milles de son tableau arrière. Vincent progressait quant à lui à 15,4 nœuds de moyenne à la 8ème place du classement.
Vincent par téléphone hier midi :
« Depuis le début de semaine, cela va tranquille à bord de PRB. Il ya deux nuits, on a eu beaucoup d’air et une mer croisée. J’ai fait quelques pirouettes avec mon bateau, en particulier un joli départ à l’abattée. Le bateau s’est couché sur l’eau. J’ai réussi à me faire un peu mal au pied. Je me suis cassé la figure, rien de grave. Ca refroidit un peu quand ça arrive en plein milieu de la nuit. Du coup, cette nuit, j’ai navigué tranquille et j’ai renvoyé de la toile en milieu de nuit quand le vent a molli. La hantise du marin, c’est ce qu’il ne peut pas prévoir, ce sont tous ces objets flottants, que ce soit la glace ou autre chose. Fort heureusement il n’y a pas eu de casse cette nuit, tout va bien. J’ai juste un peu de ménage à faire à l’intérieur car vu l’angle qu’a pris le bateau, il y a des trucs qui ont valsé à l’intérieur.»
Extrait du classement de 5h00 : 1 – Yann Elies / Generali
2 – Sébastien Josse / BT à 2,0 milles
3 –Loïck Peyron / Gitana Eighty à 12,8 milles
4 – Jean Pierre Dick / Paprec Virbac à 51,5 milles
8 – Vincent Riou / PRB à 81,3 milles
Classement à 11 heures
1 Michel Desjoyeaux (Foncia) à 11925.3 milles de l'arrivée
2 Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 60.0 du leader
3 Sébastien Josse (BT) à 160.3 milles
4 Jean Le Cam (VM Matériaux) à 186.3 milles
5 Armel Le Cléac´h (Brit Air) à 441.8 milles
6 Vincent Riou (PRB) à 460.8 milles
Réalisation : B&B Communication.